mercredi 30 janvier 2008



C'est parce qu'il se reflète dans leurs yeux, que le ciel est si bleu...

dimanche 16 décembre 2007

Qui je suis

Dans le blanc de mes yeux se reflète toute ma haine.
Dans mes pupilles noires se reflètent ceux que j'aime.
Mon coeur est déchiré, mon âme est indécise,
Plein de contradiction, j'ai laissé couler quelques larmes, quoi que j'en dise.
Oui : je m'interdis de pleurer, je maudis ma faiblesse,
Et je suis incapable de consoler tous ceux que je blesse.
Péché d'orgueil, excès de fierté ?
Permettez-moi d'y croire, oui, laissez moi rêver.
J'ai toujours eu peur, de a réalité.
Je n'ai pas été capable d'exaucer tous mes souhaits.
Laissez moi aujourd'hui vous dire la vérité.
Je me suis enfermé, dans ce rôle d'abruti,
Et je joue au benêt, qui ne comprend pas la vie :
Ce rôle je l'ai vêtue, par pure lâcheté.
Aujourd'hui j'ai changé, je ne joue plus le rôle je le suis.
Parfois ce benêt qui ne comprend pas la vie,
Et parfois l'autre celui qui est si fort,
Celui qui parle comme un savant, qui empeste la mort,
Mi bête de foire, mi bête sauvage,
Je suis l'empereur des voyous,
Et aussi, je suis un samurai,
Mais au fond, je suis un peu comme vous.

Je suis BlackBoy.

mercredi 24 octobre 2007

Enfants de la lune

Nous sommes, les enfants de la nuit. Nés au clair de la lune, sans un pleur et sans un bruit, chevelure noire et pupille brune. Nous sommes, les rejetons de la mort, nés pour être à son service, et sans aucun remord, exécutons chacun de ses caprices. J'assume ce que je suis, un morceau de chaos, un éclat de folie, âme éphémère qui finira en lambeaux. Et nous dansons sans cesse, avec la mort notre maîtresse, amante si cruelle, qui nous sera un jour infidèle. Et sans hésitation aucune, nous dansons ce ballet macabre, en attendant que la succube, s'en lasse et nous massacre. Tels des équilibristes, debout sur la limite, entre la vie et l'enfer, détraqués comme des fous, enragés comme des loups, nous massacrons nos adversaires. Et les sabres sanglants tranchants la chair, signes précurseurs d'une mort douloureuse et lente, et leurs cris d'agonie montant vers notre mère, pour le plus grand plaisir de notre amante. Fut-ce un jour notre choix, ou était-ce notre destin ? Est-ce une bénédiction ? Est-ce une malédiction ? Le sabre est dans ma main. Je choisis mes actions. Et la liesse du combat, et les fontaines de sang... Surtout, surtout ne m'arrêtez pas, pas avant que tout devienne blanc.



Excuse-moi de t'avoir fais pleurer maman. Il faut beaucoup de sang, pour satisfaire mon amante.

jeudi 4 octobre 2007

Comme un tueur.

Et sentir l'adrénaline monter,
Et les pupilles se dilater,
Et entendre le sang mugir,
Dévaler les veines à toute vitesse,
Comme de la lave, dévorant les prairies,
Rouge sanglant tels des feu de liesse.
Et sentir les muscles se tendre,
Comme un arc bandé par un ogre,
Prêt à décocher ses traits de mort,
Sans un répits, sans se détendre.
Puis voir la haine, tomber du ciel,
Et voir la peine, couler sur terre,
Faire des excuses, superficielles,
Se repentir, pleurer sa mère,

Et se repaître, dans leur malheur.
Et s'en délecter, comme un tueur.


mercredi 22 août 2007

Je n'oublierais pas.




Je n'ai jamais cru au complot.
J'ai toujours préféré me voiler la face,
Je me suis fondu dans la masse.
Peur de voir le mal derrière la glace.
Il y a un jour, ou il faut quitter le troupeau.


Je refusais de croire, qu'un gouvernement puisse, considérer le peuple comme du bétail.
Je refusais de croire, que des hommes, puisse en sacrifier d'autres dans leur intérêt.
Tout cela n'était bon, que dans les scénarios de film d'action.
Sacrifier des milliers de gens pour le pouvoir, pour l'argent.
Je ne pensais pas non plus qu'une société, puisse souffrir jusqu'à accepter l'improbable.

Je pensais que je verrais. Qu'on ne me duperais pas, que je n'y croirais pas.
Aujourd'hui je doit admettre qu'il y a eu des hommes qui m'ont piégé, qui m'ont menti.
Et je vois bien que je me suis trop surestimé, que j'étais trop faible, de corps et d'esprit.


La journée avait bien commencée, c'était assez bien déroulée, mais s'est assez mal terminée.
Les yeux humides, les mains tremblantes, et sur mes joues, ce goût salé presque oublié.






Tout se paie un jour. Et ils paieront eux aussi.