vendredi 15 juin 2007

La loi du marché

Maman pleure. Elle hurle à la mort, elle se meurt. Elle souffre, elle est à bout de souffle. On la viole on la vole. On la bat on l'abat. Maman pleure. Je ne sait pas qui sont ces hommes, je ne sait pas pourquoi ils font ça. Maman hurle. Ils tirent sur sa jambe, je vois les yeux de maman qui tremblent. Maman souffre. Ils veulent prendre son bras je ne sais pas pourquoi. Maman crache. Ils lui arrachent les cheveux, ils ne savent pas ce que ça fais car ils n'en ont pas eux. Maman crie. Ils lui écrasent la gorge mais pourquoi font-ils ça serait elle accusée à tord ? Maman saigne. Ils lui arrachent la langue, je leur demande pourquoi, moi, ils disent que je ne peux pas comprendre. Maman meurt. Ils ont arrachés son coeur avec tant de fureur qu'il y a eu une fontaine de sang, maintenant j'ai de la peine quand je regarde maman. Ils l'ont entièrement dépouillée, complètement vidée, et laissent son corps traîner. C'est à l'enterrement de maman que j'ai revu ces gens. Pourquoi avoir frappé maman quand elle était par terre ? Tu ne peux pas comprendre, nous sommes tes grands frère. C'est la loi du marché maman coûtait trop cher. Il fallait la tuer disait les actionnaires.


Un jour je grandirais, alors je comprendrais et je tuerais mes grands frères. Et aussi les actionnaires.
Maman disait toujours, qu'il ne faut pas tuer. Mais je suis obligé, moi : c'est la loi du marché.




Notre mère à tous pleure... mais il faut l'exploiter, c'est la loi du marché.

jeudi 14 juin 2007

Comme un soldat

-Naît sous l'oeil du vigile.
-Grandis dans un monde de héros.
-Grandis dans un monde de bataille.
-Grandis dans un monde de défaite.
-Grandis dans un monde de vautours.
-Nourris toi de rêves de vengeance.
-Abreuve-toi de haine.
-Déchaîne ta colère.
-Respecte les plus forts.
-Domine les êtres faibles.
-Met le fusil sur l'épaule.
-Met la main sur la gâchette.
-Vise la tête.
-Pour Dieu.
-Pour la patrie.
-Et pour la gloire.
-Comme un pion.
-Comme un faucon.
-Comme un soldat.





Fragment de cycle éternel, morceau de spirale infernale, éclat de réalité.

samedi 26 mai 2007

Juste une erreur.

Je me demande souvent ou nous allons. Il n'existe plus aujourdhui, de guerrier qui n'ait regretté de s'être battu. Trahis par ses ennemis, par ses supérieurs, par sa patrie, par sa famille, par ses amis. Trahis par l'homme, cette bête immonde, déplaisante, déplacée, déshonorante, et dégradée. Il rejette aujourd'hui ce qu'il a saigné pour gagner hier, il ignore aujourd'hui ce qu'il subissait hier. Egoïste, lache et solitaire, il pulule, s'engraisse en parasitant quelques régions, construit des murs derrières lesquels il se cache, et au dela desquelles il laisse mourir ses frères. Pire encore, il en rie, il s'en moque, se putréfiant de l'interieur. Amnistié par la déesse mondialisation, il s'abrite derrière des chiffres, il pourrie de l'interieur. Il a tracé un ligne rouge sang, au nord de laquelle "il fait bon vivre", et au sud de laquelle "il fait bon crever". Et malheur à ceux qui naissent en dessous, tout comme malheur à ceux qui naissent en bas. En bas de ces tours aussi, ou même en haut, qu'importe. Malheur à tous ceux qui naissent dans ces réserves, dans ces lieux de banissement. Qu'ils bossent ou qu'ils crevent. Nous sommes dans le monde des droits de l'homme, pas celui des droits de l'étranger. Nous sommes dans un monde quadrillé en lignes de feu, séparants carreaux propres et carreaux sales. Certains veulent les nettoyer au kärcher, d'autres au lance-flamme, tandis que d'autres ont massivements essayés le gaz. D'aucun ne semble avoir remarqué que les carreaux propres sentent mauvais, pourissent de l'interieur et se craquèlent.
Il y a bien longtemps, nous avons combattus pour notre liberté, pour l'égalité, pour les femmes, pour les esclaves. Ils ont vécus et sont morts pour leurs causes. Et leurs lames, et leurs balles, et leurs mains souillées de sang ont détruit des ères, et en ont constuit de nouvelles.
Aujourd'hui nos causes semblent bien inutiles, et nos sabres hurlent de tristesse, à mesure qu'ils s'enfoncent dans la chaire. Le coeur lourd et l'ame en pleurs, je continuerais, nous continuerons à nous battre, encore et encore, frapant toujours plus fort, bien que persuadé, qu'à son extrémité, ou nous semblons arriver, il ne se trouve absolument rien.
Pour la première fois depuis longtemps, je ne sais pas si je dois dégainer, ni pourquoi.
Ce monde ne va nulle part.


Nous avons fais un erreur, quelque part, il y a longtemps...

samedi 12 mai 2007

Road to Battle.

Pour certains quelque chose s'est levé.
Pour d'autres quelque chose s'est brisé.

La violence et la haine, le ressentiment et la honte, la peur a fini par prendre le dessus.
Désormais certains croient en l'avenir et d'autre en ont peur.
Désormais le petit monde est divisé en deux, deux clans, deux visions, et une guerre, une seule.
Choisissez votre camp, ou ils le feront pour vous.
Petit à petit la guerre s'insinuera, et les deux blocs s'offenseront, se dénigreront et se blesseront, sans qu'aucun ne prenne le dessus sur l'autre....
Ils faibliront tous les deux, souffriront tous les deux.

Et moi comme les autres, je reprendrais les armes, et me livrerait à cette guerre sans merci, sans pitié, aux enjeux pitoyables, à l'utilité nulissime, mais pourtant nécessaire.

Et ainsi nous entrons dans leur jeu, comme de pions partants bravement mourir inutilement, mais fièrement. Nous ne perdrons jamais cette guerre, mais nous le la gagnerons jamais.



La guerre n'est pas plus laide que l'ame humaine.

lundi 30 avril 2007

Tout au fond ?

Ce pays et tous ce qu'il traine, semble filer droit vers les ténèbres.

Il tournoie, il aboie, il crie et pleure, mais semble submergé par une avalanche de violence.
Feu sang, sang et feu. Leurs ames crient et leurs coeurs souffrent.
Tous savent maintenant que leurs existence, ne tiens plus qu'à un fil.
Tandis que des bourreaux bandés s'apretten à faire tomber la guillotine,
les milliers de mals aimés font leurs valise.
Plus rien ne semble pouvoir aretter la diffusion de la violence.
Tous semblent omnibulés par la violence, la peur et la douleur,
partagé entre la honte, la lacheté et le sadisme.
C'est la pire des facettes de de l'homme qui ressort,
car confronté à ses pires craintes,
il ne se soucie plus de vivre, mais uniquement de survivre.
On ne peut vivre sans honneur, mais on peut néanmoins survivre.
Et c'est dans un valse d'horreur, que la lacheté entraine ce pays, rongé par ses démons,
et dans une symphonie de couleur, bleu, blanc, rouge, noir, mais nul part de marron,
que la france monte scintille, puis disaprait, par dela fleuves et monts.


Voici venir le chaos. Les guerriers vont renaitre, puis combattre pour leurs idéaux.

Tout dépend de nous. Tout est possible. Y compris le pire...